Contexte
Né de la fusion de deux pôles historiques, Vegepolys Valley couvre aujourd'hui l'ensemble de la chaîne de valeur des filières végétales françaises. Pour transformer cette matière première informationnelle en newsletters utiles à ses adhérents, le réseau s'appuie sur Sindup, avec une organisation qui associe veille mutualisée et expertise métier.
Vegepolys Valley est né en 2019 de la fusion, à la demande de l'État, de deux pôles de compétitivité : Céréales Vallée, dédié aux grandes cultures sur la plaine de Limagne à Clermont-Ferrand, et VegePolys, orienté végétal spécialisé sur les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. Cofinancé par quatre régions, le réseau compte aujourd'hui plus de 650 membres et figure parmi les plus gros pôles de compétitivité français, tous secteurs confondus. Son organisation repose sur un triptyque entreprises, centres de recherche et centres de formation, avec au cœur du dispositif le monde agricole : interprofessions, syndicats, fédérations, collectivités et politiques d'innovation régionale.

Le réseau couvre l'intégralité de la chaîne de valeur végétale, de l'amont (obtenteurs, sélectionneurs, agroéquipement, santé du végétal et des sols) à l'aval (alimentation humaine et animale, cosmétique, biomatériaux, bioéconomie), en passant par la production elle-même — grandes cultures, viticulture, arboriculture, maraîchage, plantes aromatiques et parfum, horticulture — majoritairement portée par des PME, coopératives ou producteurs indépendants. Un dernier axe couvre le végétal en ville : agriculture urbaine, gestion des îlots de chaleur, réseaux souterrains. La mission du pôle : accompagner l'innovation à toutes les échelles, de l'entreprise individuelle jusqu'aux projets collectifs de structuration de filières ou de territoire.
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Une veille mutualisée pour irriguer quatre newsletters thématiques
Pour accompagner l'innovation de ses adhérents, Vegepolys Valley s'est donné pour mission de leur fournir de la veille, du contenu et du support scientifique, via deux canaux principaux : une offre de newsletters et un programme d'environ 150 événements par an, de plus en plus organisés à distance. C'est la CCI, partenaire historique du réseau, qui présente à Vegepolys Valley la plateforme Sindup. Les équipes construisent alors ensemble l'ensemble des requêtes nécessaires à la production des quatre newsletters thématiques du pôle, chacune alignée sur un grand axe d'innovation et sa communauté d'adhérents associée , avec une couverture qui intègre aussi l'actualité anglophone et internationale.
Le dispositif s'appuie sur une organisation à deux niveaux. Une collaboratrice de la CCI assure une première passe de veille et de nettoyage des articles remontés par Sindup. Les sujets sélectionnés sont ensuite transmis aux collaborateurs experts du pôle, qui réalisent leur propre curation pour composer chaque newsletter mensuelle — une quinzaine d'articles en moyenne. Les requêtes, elles, continuent d'évoluer au fil du temps, ajustées selon l'actualité et affinées avec l'appui de l'expertise Sindup en intelligence économique. Le dispositif s'est d'ailleurs élargi depuis son lancement : parti de trois newsletters, dont un ancien bulletin de veille repris et homogénéisé au même format que les autres titres thématiques, il sert aujourd'hui aussi bien la veille sur les appels à projets et guichets de financement que des études ponctuelles liées à des projets spécifiques.
Le financement, un usage à part entière
Lise Mercier, alternante chargée de mission financement chez Vegepolys Valley, illustre bien cette diversité d'usages. Sa mission : recenser sur le web les appels à projets et guichets de financement public, pour les répertorier et les transmettre aux adhérents. Une plateforme qu'elle découvre en poste, après l'avoir seulement étudiée en théorie. « J'ai d'abord été formée en groupe par un collaborateur de Sindup, puis j'ai pu bénéficier de conseils personnalisés quand j'en avais besoin », explique-t-elle. Son organisation s'est construite au fil des semaines : une demi-heure à une heure de lecture en début de semaine selon le volume d'appels à traiter, puis un travail étalé sur plusieurs jours pour capter les données sur Sindup et les recenser dans un tableur de suivi, structuré pour distinguer les appels à mettre en ligne de ceux à transmettre directement aux chargés de mission.
Une synthèse mensuelle construite par les experts métier
Thomas Desferrier, chargé de mission innovation sur la santé du végétal, porte quant à lui l'un des quatre grands axes thématiques. Avant Sindup, sa veille reposait sur la lecture de nombreuses revues et sites spécialisés, sans outil pour croiser ces sources. « C'est là que je trouve la force de Sindup : pouvoir synthétiser des contenus issus de sources très différentes, avec un panel d'articles beaucoup plus large », souligne-t-il. Formé lors de deux à trois sessions collectives avec les équipes Sindup, il a depuis affiné ses mots-clés et ses réglages au fil du temps — « aujourd'hui, ça roule », résume-t-il simplement.

Son rythme de travail est désormais bien rodé : chaque début de mois, une semaine est dédiée à la préparation de la newsletter, publiée à mi-mois. Deux heures environ suffisent pour lire, parcourir et sélectionner les meilleurs articles remontés sur sa thématique — santé, protection et nutrition des plantes. L'objectif : transmettre aux adhérents une information pertinente sur les innovations, les projets et les évolutions réglementaires du secteur. Un exercice qui profite aussi directement à Thomas Desferrier lui-même : « Ce temps de veille et d'acculturation, je n'ai pas forcément l'occasion de le prendre dans mon quotidien. C'est gagnant-gagnant : ça sert nos adhérents, mais ça me sert aussi. Et ça renforce la relation avec eux, puisque je leur transmets directement des informations utiles. »
Une veille qui infuse tout le réseau
Au-delà de la production des newsletters, Sindup s'est imposé comme un outil transverse au sein de Vegepolys Valley — mobilisé aussi bien pour le suivi quotidien de l'actualité sectorielle que pour des besoins ponctuels liés à des projets ou études spécifiques. À mesure que le réseau continue de faire évoluer ses requêtes et d'affiner sa couverture thématique, la veille s'installe durablement comme un pilier du service rendu aux 650 adhérents du pôle — et comme un levier d'acculturation pour les équipes qui la pratiquent au quotidien.
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